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Accueil > Français > Actualité > M.Fofana s’adresse au ministre de la Santé!Soutenez la campagne ACTUALITE : MNU : M. Fofana (IOPA) s’adresse au ministre de la Santé
Extrait de La Lettre des pharmaciens francophones de décembre 2006, parue dans Les Nouvelles pharmaceutiques n°329
(07/12/2006).
Lors de la Journée annuelle de l’Ordre des pharmaciens de France qui s’est tenue le lendemain de l’assemblée
générale de la CIOPF, M.Fodé Oussou Fofana, président de l’IOPA, s’est adressé au ministre français de la Santé, Xavier Bertrand, pour attirer son attention sur les dangers de l’envoi de médicaments non utilisés (M.N.U)
vers l’Afrique.“Monsieur le Ministre, comme l’avait déjà exrprimé en 2005 Mme Victoire Benao, les pharmaciens africains organisés au
sein de leurs ordres, luttent avec détermination contre le marché illicite des médicaments et la contrefaçon dans leur pays.
Ce marché illicite génère, pour des acteurs non pharmaceutiques peu préoccupés par des questions de santé publique, des
revenus importants. Ses conséquences sur la santé des populations locales ne sont plus à démontrer : conseil inadapté de
médicaments par des néophytes, mauvais usage des médicaments, médicaments dont les conditions de conservation n’ont
pas respecté les précautions élémentaires... Pour alimenter ce marché, plusieurs sources sont utilisées : vols dans les
entrepôts des centrales d’achat, recours à l’importation de médicaments contrefaits ou via la récupération de médicaments non utilisés par les pays développés.C’est pourquoi, Monsieur le Ministre de la Santé et des Solidarités, pour qu’une illusion de solidarité ne se fasse pas au
détriment de la Santé et du bon usage des médicaments, l’IOPA profite de votre présence pour renouveler son appel pour
que cessent ces expéditions de médicaments non utilisés depuis la France, et nous réitérons la déclaration des
pharmaciens africains adoptées le 4 novembre 2004, sur les dangers de l’expédition des restes thérapeutiques en provenance des pays du Nord, à travers la coopération entre associations humanitaires du Nord et du Sud.
Tout en reconnaissant la bonne foi de la plupart de ces associations, nous faisons observer que ces médicaments déjà
difficilement gérables en Europe, causent beaucoup plus de problèmes en Afrique qu’ils n’en résolvent.Il est temps que la France, à l’instar des autres pays européens, mette un terme à cette activité. Par ailleurs, nous
lançons un appel pour que soit plutôt favorisée une politique de médicaments essentiels et de génériques accompagnée de
sécurité médicamenteuse adéquate. Monsieur le Ministre, toutes ces demandes ne font que reprendre les mesures préconisées par l’Organisation Mondiale de la Santé en matière de dons de médicaments.” |